Impact de la réforme et perception du CPF

    Par le 30 janvier 2017

    Ce 3ème billet relatif au Baromètre CEGOS 2016 concerne la mise en place de la réforme de la formation professionnelle en France. Rappelons que ce volet de l’étude concerne 440 salariés et 120 DRH Français. Elle a également été réalisée entre les mois de Mars et Avril 2016.

    1er effet perçu de la réforme : le développement de la formation interne

    Un an après l’entrée en vigueur du Compte Personnel de Formation (CPF), les effets escomptés de la Réforme tendent à se confirmer, et notamment le développement de la formation interne : 60% des DRH-DF (Directeurs et Responsables Ressources Humaines et Formation) pensent qu’il est « très certainement » la première conséquence de la Réforme.

    43% estiment également que cette réforme fait progresser le recours à la formation informelle (contre 31% en 2015).

    L’effet perçu est un peu différent selon la taille de l’entreprise. C’est surtout dans les entreprises de moins de 500 salariés que la réforme a eu pour effet d’augmenter la formation interne, de développer le recours à la formation informelle, la digitalisation de la formation, et d’augmenter la proportion de formations certifiantes.

    Le renforcement des relations avec l’OPCA est également davantage perçu par les entreprises de moins de 500 salariés.

    L’impact de la Réforme sur la réduction des dépenses en formation est surtout perçu par les DRH-DF des entreprises de plus de 2000 salariés (à 47% contre 27% pour les entreprises de moins de 500 salariés).

    D’un point de vue sectoriel, le développement de formations internes et l’augmentation de la proportion de formations certifiantes sont davantage perçus dans les services.

    Une perception positive du Compte Personnel de Formation

    Les entreprises s’approprient le CPF, et cela se voit. Les DRH-DF se montrent assez confiants quant à l’impact de la Réforme et l’entreprise accompagne les salariés dans la mise en œuvre du CPF.

    Comme en 2015, les DRH-DF sont plus confiants que les salariés dans l’apport positif du CPF. 38% des DRH-DF voient « tout à fait » le CPF comme un levier de professionnalisation et la qualification des salariés de leur propre entreprise.

    Côté salariés, 34% considèrent que le CPF les aide « très certainement » à développer leurs qualifications. C’est 11 points de plus qu’en 2015.