Utiliser et user de la vidéo, média digital puissant en formation

Par le 20 février 2018

La vidéo est aujourd’hui présente dans nos habitudes de vie en permanence et à la portée de tous. Prendre son smartphone, capter une vidéo de soi en train d’agir, la partager, la sauvegarder est un moyen de s’auto former en y superposant le principe réflexif : penser sur soi-même. Cela permet aussi d’être observateur / lecteur devant un contenu, d’alimenter sa connaissance, ou encore susciter de l’engagement à aller plus loin dans une formation.

YouTube est aujourd’hui le premier hébergeur de vidéos de formation selon le classement des 100 meilleurs outils d’apprentissage. Avec des solutions gratuites, comme vidyard.com, qui invitent à réaliser des démonstrations facilement, le processus de création de vidéo de formation est accessible à tous.

Quels usages et bénéfices de la vidéo pour (se) former ?

La vidéo est l’un des médias pour saisir, capturer son action en temps réel : dans le cadre d’une situation de travail, de consignes pédagogiques reçues, je suis pris en délit de faire de mon mieux pour me « mettre en scène ».

Me revoir contribue à ma prise de conscience et favorise ma progression. L’apprenant démontre ses capacités et s’auto stimule pour progresser au fil des captations. Le graal pouvant être de réaliser une vidéo de soi en situation contextuelle afin de la déposer sur son profil social. Le formateur peut lui bénéficier de preuves pour organiser un débriefing concret.

Lorsqu’il s’agit de pédagogie magistrale pour expliquer un contenu, la vidéo apporte une variation pour capter l’attention et stimuler la mémorisation visuelle et auditive. On retient 50% de ce que l’on voit et entend selon Edgar Tale.

La vidéo peut ici être utilisée pour écouter un expert, être immergé dans un contexte pour travailler sur un cas pratique (et éviter la lecture de nombreuses données) ou encore découvrir comment s’y prendre pour un geste technique via un tutoriel avec une voix enregistrée de préférence.

Soulignons que la vidéo est aussi très puissante pour stimuler des émotions qui selon les apports des neurosciences contribuent à l’amélioration de l’attention porté à un sujet et la mémorisation de celui-ci.

Citons par exemple l’usage des vidéos erreurs : une mise en situation d’acteurs démontre exactement l’inverse et les impacts de ce qui doit être fait ; ceci connecte avec le canal ludique du lecteur et favorise sa prise de conscience.

Quelles bonnes pratiques pour associer la vidéo à sa pédagogie ?

Le lecteur d’une vidéo aura d’autant plus envie de s’y attarder s’il est séduit dès les premiers instants. S’il n’a pas le temps de suivre la vidéo jusqu’à son terme, les premiers instants lui donneront envie ou non de la télécharger pour y revenir.

Pour les vidéos d’expertises / témoignages, la qualité de la production jouera un rôle important : plus elle sera élevé, plus elle renforcera la véracité des paroles.

Pour les vidéos tutoriels, la qualité peut être à plus faible niveau quant à la captation. C’est surtout la durée qui sera un élément déterminant.

S’il s’agit d’une vidéo qui permet de s’entrainer mettant en situation les apprenants pour organiser un débriefing ensuite, il est suggéré :

  •  De configurer le lieu pour qu’il facilite la captation : exemple un espace dans la salle bien défini,  une posture haute ou assise suivant la situation, le vide devant le participant se mettant en scène, le silence autour.
  • De clarifier le pourquoi, l’intention pédagogique en évitant trop d’objectifs pédagogiques et en granularisant au maximum pour que les apprenants se prennent en « délit de réussir » étape par étape.
  • De présenter des consignes à respecter pour désinhiber les appréhension en insistant sur la bienveillance, l’organisation du débriefing, le timing.
  • De faire le lien entre les bons réflexes et les points clés de la méthode utilisée afin de comprendre quoi faire des erreurs repérées.

3 nouveaux formats de vidéos pédagogiques existants aujourd’hui

Les vidéos débriefs digitales :

Exemple : vosaic.com. Ces nouvelles plateformes voient le jour permettant de se capturer en vidéo sur un objectif précis, de s’évaluer ensuite, de recevoir des évaluations de ses pairs et aussi d’appliquer le principe de réflexivité cité plus haut.

C’est très apprenant car déjà je peux chercher à capter et partager la meilleure vidéo de mon action. Plus je cherche cette qualité, plus je répète, plus je m’entraîne.

Revoir l’évaluation d’autres pairs et en donner me permet de renforcer ma compréhension d’une méthode et de son bénéfice car je deviens garant de l’application d’une méthode. Cela permet d’apprendre des autres et avec d’autres. La réflexivité renforce le sentiment d’efficacité personnel : je sais ce que je sais et je sais ce que j’ai appris, j’ai envie de recommencer encore mieux.

Les vidéos interactives :

Exmple : edpuzzle.com. Ces formats de vidéos mettent en scène un contenu et une zone de chat jointe. Le public est amené ainsi à communiquer ses commentaires, participer et cela lui permet de ne pas être un simple lecteur mais une personne qui contribue à l’apprentissage en communauté autour du contenu diffusé par la vidéo.

Les vidéos animées :

Exemple : explee.com. Elles empruntent le territoire du cartoon et force la mémorisation. Plutôt que de présenter un contenu de façon didactique ce dernier est présenté de façon imagée, scénarisée avec un parolier et/ou une musique de fond.

 

Pour bâtir la stratégie de publication de votre vidéo et se former à capter des vidéos de qualité avec son smartphone, je vous recommande la formation Réussir sa stratégie de vidéo marketing.

 

Retrouvez plus d’astuces dans la Boîte à Outils des Formateurs.

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