Financer le e-learning et les dispositifs mixtes : un vade-mecum

Par le 24 octobre 2011

Le FFOFD ( Forum Français pour la Formation Ouverte et à Distance) met en ligne le « Vademecum des bonnes pratiques pour le Financement et la mise en oeuvre de la FOAD (Formation ouverte et à distance) ». Un outil très précieux pour comprendre la formation du coût et mieux travailler avec les prestataires.

Ainsi que l’indique Emmanuel Journot dans la vidéo de présentation du vade-mecum, beaucoup des freins à la mise en oeuvre de la formation à distance viennent de la difficulté à comprendre l’offre, dans un marché dont « le modèle économique n’est pas encore stabilisé ».

Après quelques définitions, le vade-mecum revient sur les critères d’imputabilité qui permettent l’accès au financement de la FOAD.

  • La première partie permet de bien comprendre la formation des coûts dans les dispositifs à distance ou mixtes. 3 exemples permettent de bien comprendre comment le « mix » – la part respective de chaque modalité de formation, présentiel, accompagnement à distance, visio formation, e-learning… – influe sur la structure des coûts côté organisme de formation.
  • La deuxième partie fournit des éléments pour déterminer le temps de formation du stagiaire lors d’une action de formation en FOAD. En effet, en dispositif à distance, le « temps formateur » se déconnecte du « temps participant » – alors qu’en formation présentielle ces temps sont confondus. Lorsque l’on budgète l’action, il est donc important de bien anticiper le temps qui sera passé par l’apprenant.

Pour avoir mis en oeuvre des dispositifs intégrant visio formation, modules e-learning  et travaux tutorés, je sais combien l’anticipation de ce temps est indispensable à la réussite du parcours. Trop souvent, l’entreprise anticipe mal le temps d’indisponibilité du participant, lorsqu’il n’est pas en formation présentielle. Le temps passé à suivre des modules e-learning, une visio, à mettre en oeuvre des travaux d’application tutorés, n’est pas pris en compte. Il en est de même pour le temps nécessaire au tuteur entreprise. L’impact de ce défaut d’anticipation n’est pas que budgétaire : c’est l’efficacité même du dispositif de formation qui est gravement compromise.

La troisième partie s’appuie sur le cadre législatif et réglementaire pour indiquer les éléments de preuve à fournir pour quantifier le temps de formation dans un dispositif ouvert et à distance. Les annexes permettent de retrouver les textes, ainsi que des exemples.

Au fait, le FFOD organise prochainement, à Orléans, ses 9ème rencontres. Nul doute que les échanges seront passionnants…

 

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Antoine N Il y a 9 années

Merci pour votre article.
Le document proposé se révèle en effet particulièrement intéressant au niveau du calcul du temps de formation des stagiaires, et donc du coût des actions de FOAD.

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Laure Bonis Il y a 9 années

un grand merci pour cette veille efficace, je cherchais depuis longtemps un tel document, ayant eu entre autres, quelque peu de mal à établir une convention de formation pour un dispositif mixte… et peu de temps pour résoudre le problème.
Un vrai problème que l’évaluation du temps de formation et celui de la « preuve », la mesure du temps de connexion ne voulant pas dire grand chose dans certains cas
@Maud Guenot, oui ce serait effectivement utile de connaître la position des OPCA là dessus pour travailler en cohérence.

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Maud Guenot Il y a 9 années

Merci Mathilde pour la mise en valeur de ce document. Un travail serait à effectuer avec les OPCA sur ces thématiques. Sais-tu si il y a une coordination des OPCA sur ce thème?

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