Facebook, ange ou démon dans les dispositifs de formation

Par le 22 novembre 2010

Les discussions entre collègues ou avec des amis s’enflamment dès l’instant où l’on évoque Facebook. Pour certains c’est le diable incarné et ils s’appuient sur le dernier film de David Fincher pour renforcer le côté mauvais garçon de Marc Zuckerberg. D’autres ne pouvant vivre sans cette connexion permanente à leur réseau n’arrivent même pas à comprendre ceux qui n’ont pas encore de profil et de wall.

Alors Facebook, ange ou démon ? Loin de trancher cette vaste question je ne peux qu’observer la puissance indéniable de ce réseau et s’interroger sur son utilisation dans l’univers de la formation pour renforcer le « Social Learning ».

Facebook, ange ou démon dans les dispositifs de formation

Facebook, une puissance incontestable

Le débat sur les atteintes à la vie privée tente de ternir l’image de ce géant pour le faire passer en lieu de toutes les dérives. Mais les nouveaux connectés sont de plus en plus matures et maîtrisent leur « image numérique ».

Le réseau social revendique 500 millions de membres et étend son influence dans de nombreuses directions : présence sur les smartphone avec 200 millions d’utilisateurs, partenariat avec l’éditeur de jeu Electronics Arts, investissement dans la téléphonie et lancement très récent de sa messagerie pour concurrencer Google.

Cette hyperconnexion fait de Facebook un outil du quotidien pour de nombreuses générations : les ados devenus étudiants ne comprennent pas ces entreprises qui veulent interdire le réseau social sur l’intranet. Un sondage récent montrait qu’une majorité des nouveaux embauchés ne choisirait pas une société bloquant les accès à leur compte.

Il est donc important de réfléchir à l’intégration des réseaux sociaux en entreprise ce qui permettra de ne pas frustrer ces nouvelles générations et d’instaurer des bonnes pratiques d’utilisations.

Facebook, un lieu pour échanger

Il convient de considérer le réseau social comme une modalité supplémentaire d’un dispositif de formation.

Exemple d’expérience réussie : un enseignant canadien en pâtisserie donnait le feed-back très positif de son test qui avait permis de dynamiser la créativité de ses élèves lors d’échanges en réseau. Il soulignait qu’il ne fallait pas s’exposer avec son identité réelle mais créer un compte pour le groupe qui permet de rester en retrait. Il est resté très présent dans les échanges sans censure mais en dynamisant les réflexions.

Une des limites de Facebook est son aspect social avec une communication qui peut rester à sens unique : on publie sur son mur sans attendre un retour. Fred Cavazza a écrit un article très intéressant pour ne plus confondre « communautaire » et « social ».

Ce que cherche un formateur c’est entretenir les contacts entre ses stagiaires lors de travaux inter-session. C’est ainsi que la création d’un lieu virtuel pour poster des questions, construire en collaborant des contenus (en utilisant par exemple Googles Docs, Mindmeister) est une extension de sa salle de formation (qu’elle soit réelle ou virtuelle !).

Les nombreuses fonctionnalités de Facebook permettent de constituer des sondages, de planifier des événements, de partager des médias, de faire des annonces, de brainstormer… et encore plus demain. Ce post reprend « 100 utilisations de Facebook en classe » mais il peut être lu sous l’angle formation professionnelle.

Les stagiaires sont confortables avec l’utilisation de ces outils et le climat informel peut permettre plus d’engagement car non imposé par le système.

Facebook, un outil parmi d’autres

Les outils collaboratifs sont nombreux et rien ne vous oblige à mettre tous vos octets dans le même réseau. Voici une cartographie que je vous propose pour clarifier les usages en formation de ces outils :

Facebook, un outil parmi d'autres

Conclusion, Facebook n’est ni ange ni démon

Il faut prendre cet outil (et les envies qui vont avec) comme une opportunité qu’il amène dans la dynamisation des échanges en formation. Lorsque l’on interroge les stagiaires sur leurs attentes vis-à-vis de la formation pour demain, ils souhaitent plus de phase d’apprentissage collaborative (« Social Learning »)… nous devons être attentifs à leurs demandes sans pour autant céder par facilité aux effets de mode.

Je reviendrai dans un prochain post sur la mise en oeuvre de communauté en entreprise avec les bénéfices et les points critiques de ce type de projet.

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TCM Il y a 10 années

Il me semble aussi pernicieux d’encenser Facebook que de le dénigrer… Certes, les réseaux sociaux sont aujourd’hui bien présents -et indispensables- sur le net.
Un point important que votre article n’aborde pas, c’est la sécurité. Et sur ce sujet, Facebook laisse quand même à désirer.

J’ai du mal à comprendre le lien avec le e-learning par ailleurs. Celui-ci se passe volontiers de Facebook, non ?

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