Quel « mix » pour les formations associant présentiel et e-learning ?

Par le 5 février 2009

La rupture des unités d’action, de temps, de lieu

Au départ, il y a le présentiel, qui suit les règles du théâtre classique : unité de lieu, unité de temps, unité d’action. Arrive la « Formation Ouverte et A Distance » (FOAD), qui rompt ces unités. Pour reprendre la définition donnée en ouverture du glossaire publié par ARIFOR, « la FOAD est un dispositif organisé (…)

  • Qui prend en compte la singularité des personnes dans leurs dimensions individuelles et collectives (invitation à l’individualisation du parcours de formation, rupture de l’unité d’action – c’est moi qui ajoute ce commentaire)
  • Et repose sur des situations d’apprentissage complémentaires et plurielles en termes de temps, de lieux, d’actions (activités de l’apprenant et ressources utilisées), de médiation pédagogiques humaines et technologiques ».

Ainsi, continue le glossaire, « lorsque l’unité de lieu est « brisée », on parle de Formation à Distance ». « Lorsque c’est l’unité de temps qui est « brisée », on parle de Formation Ouverte ». « Lorsque les deux unités, de lieu et de temps sont « brisées » on parle de Formation Ouverte et à Distance ».

Et le e-learning ?

Ainsi que l’indique le glossaire d’Educnet, le e-learning  est un sous ensemble de la FOAD. Il est né de la conjonction de la numérisation des supports utiles à la formation (du texte à la vidéo en passant par le son et les images…) et des réseaux. Les usages du « Web 2.0 » ouvrent de nouvelles possibilités, parce qu’ils facilitent l’interactivité, la collaboration.

Ce schéma témoigne de cet élargissement de la « palette » du concepteur de formation, en répartissant les modalités possibles sur deux axes :

Comment apprend on en e-learning2

 

A émergé ainsi la notion de dispositif de formation « mixte », ou « blended », qui « combine des modalités pédagogiques diversifiées, alternant formation à distance et en présentiel » (glossaire educnet).

Mais comment composer le mix ?

Quelle est l’opportunité de chacun de ces « moyens pédagogiques » au regard des objectifs poursuivis? Une fois les moyens choisis, comment les organiser dans le temps ?

La tentation est grande de simplifier: au module e-learning le contenu « connaissances », à la classe virtuelle l’accompagnement post présentiel, au présentiel l’entrainement… Pourquoi pas ? Puisqu’il faut une grille de décision, celle ci à le mérite d’être lisible.

Mais c’est un peu dommage, compte tenu de la richesse des potentialités de chacun des moyens. Comme pour toute conception pédagogique, c’est la prise en compte simultanée des objectifs visés, du public, du « champ de contraintes », des ressources à disposition, qui doit guider les choix. Ceux ci doivent être mus par la recherche de la meilleure efficience, et non guidés par le moyen employé.

Garder les choix ouverts

En prenant pour base le schéma de Moebs et Weibelzahl (Toward a good mix in blended learning, 2006), il est possible d’ élargir la vision. Ce schéma positionne les situations pédagogiques sur un double curseur : du point de vue de l’apprenant (Etudier – Pratiquer), du point de vue du formateur (Enseigner – Accompagner).

En croisant les situations pédagogiques et les moyens que l’on peut utiliser pour les « véhiculer », on voit que l’on ne peut réduire le e-learning à un type de visée pédagogique.

Garder les choix ouverts dans le mix

Une profonde évolution des modes d’appropriation, de transmission du savoir – et donc du savoir lui-même – est en marche. En formation, l’avenir est à l’imagination.

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wikipedia Il y a 12 années

voila , juste pr dre que quoi qu’on raconte moi j’aim bcp lire ton blog! 😉

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