Qu’est ce qui compte pour moi quand j’apprends?

Par le 22 juillet 2014

La formation des concepteurs de formation insiste beaucoup sur la validation du cahier des charges avec le commanditaire, sur la formulation des objectifs. Dans un billet précédent, nous avons déjà évoqué l’intérêt – et les limites – de la notion d’objectifs pédagogiques. Ceux-ci, suivant une démarche issue du behaviorisme, sont formulés en terme de « comportement observable »  : « être capable de »… dans certaines conditions… avec des indicateurs prédéterminés pour mesurer si l’objectif est atteint ou non.. Au concepteur, ensuite, d’ordonnancer les objectifs de façon cohérente, de choisir à propos des techniques pédagogiques variées, de conduire des feed  back appropriés…

Cette démarche, somme toute héritée en droite ligne d’une société industrielle, soucieuse de standardiser les façons de faire, reste pertinente à bien des égards. Mais ne trouve t’elle pas sa limite aujourd’hui, dans une société plus individualisée, dans laquelle se renouvellent en permanence à la fois les problèmes à résoudre et les solutions pour le faire ?

Repartir de l’apprenant, de ses besoins, de ses motifs d’engagement dans l’apprentissage. Voilà qui semble un bon point de départ pour un examen critique des solutions de formation.

Que dit l’apprenant ?

Commençons donc par partir vraiment de l’apprenant, de ce qui compte pour lui pour apprendre.

La réponse à la question « Qu’est ce qui compte pour moi quand j’apprends », par les 137  répondants à l’enquête mise en ligne sur le billet « Pour un manifeste de l’apprenant » montre une hiérarchie des préférences.

Le répondant devait positionner chaque item, sur une échelle de « 1 – Pas important » à « 5- Très important ».Il  lui était ensuite demandé d’indiquer la proposition qu’il retiendrait, s’ils devaient n’en sélectionner qu’une.

Le classement des réponses sur la cotation de 1 « Pas important » à 5- Très important » s’établit comme suit :

1- J’ai le droit à l’erreur

La proposition précisait : »J’ai besoin de bienveillance pour apprendre. Lorsque je suis évalué, j’ai besoin d’un retour constructif, qui m’aide à me situer par rapport à l’objectif visé. »
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75 % des répondants le positionnent en « 5 » très important ».
Seuls 5% des répondants le positionnent entre « 1 » et « 3 » sur l’échelle de 5.
Avec ce commentaire de l’un des répondants : «  »Le droit à l’erreur et une ressource bienveillante sont les deux piliers sur lesquels je veux m’appuyer sur apprendre ».
Et un autre qui propose « que l’apprenant soit aussi co-constructeur de l’évaluation de sa formation ».

2- Je veux mettre en oeuvre ce que j’ai appris

2 Mettre en oeuvre jpg59 % des répondants le positionnent en « 5 » très important ». Seuls 14 % des répondants le positionnent entre « 1 » et « 3 » sur le curuseur.

La proposition précisait « Pour cela, j’ai besoin du soutien actif de mon environnement de travail, en particulier de mon manager et de mes pairs. Mes acquis doivent être pris en compte, et j’ai besoin de soutien pour les incarner dans mon travail. »
C’est « la proposition la plus importante pour moi », écrit un répondant.  « Soutien, accompagnement, conseils, partage entre pairs … tout est bon pour mettre en oeuvre! », complète-t’il.

3- Pour bien apprendre, j’ai besoin d’échanger, de partager, de confronter mes idées avec d’autres

3 Echanger
54 % des répondants le positionnent en « 5 » très important ».
17% des répondants le positionnent entre « 1 » et « 3 ».
« Pour des choses vraiment importantes, j’aime bien les formations présentielles hors du cadre de travail avec d’autres entreprises, car en général je reviens pleine d’idées concrètes et c’est aussi une façon de souffler, de prendre du recul. C’est très motivant.
Après, j’aime apprendre et partager ce que je fais bien en situation de travail (…). Je n’aime pas trop la formation à distance, sauf les vidéos de témoignage d’experts (..) écrit une répondante.

« L’apprentissage est collaboratif: j’apprends seul, mais avec l’énergie des autres, le soutien et l’expérience des autres » répond un autre.

4- La solution qui m’est proposée pour apprendre doit être adaptée à mon besoin

Le questionnaire intégrait la précisions suivante sur cet item: « Les situations, les entraînements qui me sont proposés doivent être proches de ma réalité professionnelle. Ils doivent être suffisamment difficiles pour me permettre de progresser, mais pas trop. Le contenu doit m’apporter les ressources dont j’ai besoin, au juste niveau de détail et d’étendue ».

solution-adapte

49 % des répondants le positionnent en « 5 » très important ».
Mais ils sont 20%  à minorer ce point, en le  positionnant entre « 1 » et « 3 ».
« Le formateur est là pour m’aider, pas pour me commander ou s’imposer. Pour moi, l’individualisation des apprentissages est très importante et avoir un panel de méthodes pour parvenir aux mêmes objectifs.
Encore faut-il que ces objectifs soient clairement identifiés, c’est sûrement ce qui va me permettre d’opérer le transfert dans ma réalité de travail » écrit un répondant.

5- Respectez ma façon d’apprendre

Il s’agit ici de respecter la stratégie d’apprentissage de la personne : sa façon de prendre l’information, de la traiter. La proposition précisait : « Dans certaines situations, dites moi ce qu’il faut faire. Dans d’autres, surtout pas. Présentez l’information sous une forme qui me convienne. Laissez moi trouver la situation qui me convient le mieux pour apprendre ».

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43 % des répondants positionnent cette proposition en « 5 » très important ». Et 23% des répondants en minorent l’importance, en la  positionnant entre « 1 » et « 3 ».
« Il est important de démultiplier les solutions d’apprentissage proposées afin que les points essentiels à acquérir soient ré-abordés sous des « formes » différentes (…) écrit un(e) répondant (e).

5 ex-aequo : Je veux apprendre lorsque j’en ressens le besoin

La proposition précisait « Je ne veux pas attendre. Lorsqu’un problème se pose, qu’une situation requiert de nouveaux apprentissages, je veux être mis en relation rapidement avec une personne, des ressources, qui me permettent d’apprendre ».

6 Quand je veuxLes réponses viennent pratiquement au même rang que celles à la question précédente.
Cette proposition « est la moins pertinente pour moi » , écrit un répondant.
« Je veux pouvoir anticiper mon apprentissage : apprendre dans le feu de l’action aurait tendance à me stresser, je veux pouvoir expérimenter avant de le faire en situation réelle, prendre le temps d’intégrer les connaissances et nouvelles pratiques à mettre en oeuvre, avoir le temps de tester ce que j’ai appris pour mieux m’en imprégner ».
Intéressant de noter la possible contradiction, pointée par ce répondant, entre « workplace training » (formation en situation de travail) et droit à l’erreur ..

6- Laissez moi choisir

La proposition précisait « Dans toute la mesure du possible, laissez moi décider de mes objectifs d’apprentissage. Lorsque ceux ci sont imposés, laissez moi au moins choisir la façon d’y parvenir : en stage, en auto-formation, en m’appuyant sur un tuteur … A l’échéance fixée, vous évaluerez mes acquis. »
Mon intervention à la table ronde du Congrès LTD du 19 juin dernier insistait sur ce point : laisser le choix de la modalités lorsque les objectifs de formation sont imposés : voir ici la video des échanges à la table ronde  » La formation pour accompagner le business de demain « .

7 Choisir

Cet item rencontre moins de suffrages, avec 31% de position « 5 » très important et 33% de réponses « pas ou peu important », entre 1 et 3 sur le curseur.
En fait, les répondants semblent faire confiance aux professionnels pour décider du meilleur »chemin pédagogique ». « (…) l’apprenant ne sait pas toujours ce qui est le mieux pour lui en terme de technique d’apprentissage », répond l’un. (..) « les professionnels de la formation doivent savoir construire un parcours, un accompagnement pertinent ». « Le but n’est peut être pas l’anarchie, à moins d’aller vers un processus de formation individuel mais dans ce cas on perd le bénéfice du conflit socio-cognitif » écrit un autre .

Noter que les répondants à l’enquête sont des lecteurs de ce blog, et donc avant tout des professionnels de la formation, comme le montre bien la rédaction ci-dessus. Cela introduit sans doute un facteur de biais dans les réponses …

Le sens de l’apprentissage, et la qualité de la  structuration du contenu, sont également soulignés par les commentateurs : »Pour apprendre il est nécessaire de comprendre l’objectif à atteindre et le sens que l’on donne à la formation (..). « (…) J’ai moins besoin d’espace que les autres pour m’exprimer mais j’ai besoin d’un contenu très structuré et d’une argumentation « logique » », écrit un autre, qui précise qu’il est scientifique.

Voilà matière à l’examen critique de toute solution de formation. Non seulement la conception pédagogique, mais la qualité de l’intégration de la solution dans le contexte de l’entreprise.

Rédiger les objectifs pédagogiques « du point de vue de l’apprenant » et varier techniques et modalités ne suffit pas. Le statut donné à l’erreur, la facilitation de la mise en oeuvre des acquis, l’adaptation de la difficulté et du contenu aux besoins, le respect de la variété des stratégies d’apprentissage, doivent en particulier faire l’objet de toute la vigilance du concepteur.

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Pascal Il y a 1 année

Bonjour,

Très intéressant cette enquête et merci de nous le faire partager. Je trouve que d’avoir réellement conscience des attentes et besoin des apprenants, en respectant leur « espace d’apprentissage » doit être pour nous une première source d’inspiration de notre façon d’apprendre aux autres.
Plus j’y pense, plus j’aime vraiment l’idée de laisser l’apprenant donner ses limites, son timing, ses capacités, ses objectifs et ses structures d’apprentissage.
Laisser l’apprenant être « maitre à bord » l’implique complétement… A nous d’apporter la partie technique de l’apprentissage en fonction de ses demandes. J’aime bien cette idée mais je reconnais que c’est très difficile a mettre en œuvre…
Attention toutefois a ne pas rentrer dans le « quand je veux comme je veux » et je vous rejoins la dessus Mathilde. Je pense qu’il faut trouver la bonne mesure pour une parfaite alchimie.
Encore merci pour ce billet que je n’ai pas manqué de partager

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 1 année

    @Pascal Merci pour votre retour !

Hubert Il y a 2 années

Vraiment riche d’informations et une confirmation de ce que j’ai déjà appris. Merci

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Hubert Merci de votre retour !

Perat laurent Il y a 2 années

ce billet est riche d’enseignement et d’expérimentations pratico pratiques
la préparation à l’arrivée en stage de FC avec une vision sur le programme et ses objectifs tout comme la communication à distance entre formateur et apprenant sont des tentatives pour adapter le stage aux besoins de l’apprenant et aux compétences attendues par l’entreprise (quant elle mène cette réflexion)
la variété des situations d’apprentissages que j’appelle « techniques pédagogiques » telle que les Intelligences Multiples de Gardner, doivent être pensées, préparées (tout simplement pour avoir des cas de secours si besoin)
le fait de pouvoir choisir s’impliquer dans les objectifs et programme comme le choix d’une « carte » de restaurant peut aboutir à un brise glace, une activité d’intro pour faire le point « de ce que je sais déjà » (donc que je n’ai pas besoin d’apprendre) et de ce que je veux découvrir
merci pour cette étude

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Laurent, merci pour votre contribution !

Sophie MACHOT Il y a 2 années

Merci pour votre article qui met en lumière la valeur clé pour qu’un apprentissage puisse être pleinement reçu et intégré: Le respect. Comme en toute chose, le respect offre à celui qui vient apprendre la possibilité d’être pleinement acteur et moteur de sa formation. La liberté d’être et de choisir tout simplement.
Une valeur qui m’anime à chacune de mes formations et jusque dans mes ouvrages. Car la transmission par l’écrit n’est pas exempt de cette valeur. Belle journée à vous.

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didier Il y a 2 années

Vive le socio-constructivisme et les méthodes actives !
Je m’y retrouve aussi complètement. En reprise d’étude pour une Licence Pro à l’Université d’Avignon, c’est exactement dans ce processus de mettre l’apprenant au coeur de l’apprentissage qu’on nous emmène.

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Didier Merci de ce partage !

Sylvie Bellec-Fortier Il y a 2 années

Je me retrouve complètement dans ce résultat d’enquête, pour avoir repris des études en Master à 45 ans.
Je retiendrais deux critères majeurs :
L’envie : malgré mes doutes de départ concernant ma capacité à me remettre dans une posture d’apprenant, j’ai découvert que cette envie d’apprendre est plus fort que tout. Elle donne la facilité incroyable à produire un travail (même universitaire).
De plus, la confrontation aux autres et le travail de groupe font apprendre et progresser de façon fulgurante.

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Sylvie Merci de votre témoignage, et bravo pour se plaisir d’apprendre retrouvé et partagé !

Valérie Il y a 2 années

Personnellement, en tant que future enseignante en formation professionnelle, je ne crois pas que l’approche par objectifs atteint actuellement ou est sur le point d’atteindre sa limite. Bien que nous devons tous avouer que l’approche par compétences ainsi que ses principes sont actuellement très à la mode et chaudement recommandés par le ministère de l’Éducation, il y aura toujours des situations où l’approche par objectifs sera plus appropriée. Je crois que c’est faire preuve de professionnalisme que de savoir sélectionner ce qui est plus pertinent pour chaque situation. Néanmoins, je suis d’avis, tout comme plusieurs d’entre vous, que dans tous ce processus de conception de situations de designs pédagogiques, on a tendance à oublier l’apprenant lui-même et ses besoins. Cette précédente enquête nous le rappelle très bien tout en ramenant à l’ordre du jour l’importance de questionner ces derniers afin de mieux connaître leurs besoins et leurs attentes et, si cela est possible, d’en tenir compte lors de la création de nos situations d’enseignement apprentissage. D’ailleurs, je crois que de considérer l’apprenant ainsi que ses besoins et ses attentes est un comportement qui fait montre d’une certaine éthique professionnelle enseignante.
Également, en ce qui concerne la plupart des énoncés de cette enquête, il m’est difficile de ne pas faire de liens avec l’approche par compétences puisque ces mêmes énoncés représentent, pour la plupart, presque tous des orientations qui vont dans le sens de cette approche auquel le Ministère de l’Éducation nous demande d’adhérer. Cependant, bien que je suis d’avis que d’adopter ces mêmes principes peut être constructif, on aurait tort de considérer l’approche par compétences comme la solution à tous nos maux.

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Valérie Merci de votre participation à nos échanges ! En fait, il me semble que nos pratiques « piochent » aujourd’hui dans de multiples approches et théories, en fonction du contexte et des besoins. Nous bénéficions de décennies de recherche en sciences de l’éducation – et aujourd’hui en sciences cognitives. Ceci devrait nous permettre d’échapper au dogmatisme …

Witrant Il y a 2 années

Enquête aux conclusions intéressantes. Les résultats ne sont pas tant à montrer aux formateurs qui je l espère en sont convaincus mais aux clients. L enquête selon moi insiste sur la nécessité d expérimenter dans la durée avec une prise de recul sur la mise en œuvre et donc au sein même de l entreprise.

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Jacinthe Fraser Il y a 2 années

Bravo! Je trouve cette enquête très intéressante. Il est nécessaire de prendre le temps de communiquer avec ses apprenants afin de connaitre leurs besoins. Par contre, chaque situation ou environnement est distinct et il est important de le considérer. Chaque savoirs que l’apprenant doit acquérir à des particularités et c’est la responsabilité du formateur d’adapter son enseignement afin de favoriser l’acquisition. L’enquête démontre que les formateurs sont estimés et qu’ils sont parfois les mieux placés pour déterminer l’approche ou la stratégie à utiliser. Reconnaitre les besoins est une tâche complexe et ce questionnaire pourrait être utilisé comme outils afin d’aider le formateur à connaitre ce que ses apprenants préfèrent comme approche lorsqu’ils apprennent.

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Jacinthe Oui, il est vrai que l’enquête traduit une confiance par rapport aux formateurs. Mais n’oublions pas que les répondants sont des lecteurs du blogs, et donc sans doute essentiellement… des formateurs et des professionnels de la formation. Même s’ils ont été sincères et honnêtes dans leur réponse, reconnaissons que cela peut introduire un biais
    🙂

Frederic Sechet Il y a 2 années

Très intéressant et instructif.
Merci pour le partage

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Frédéric Merci et bel été à vous !

GERMANICUS Francette Il y a 2 années

B.A.BA de la formation…. Prendre en compte les apprenants, mais je crois que les mécanismes cognitifs sont beaucoup plus compliqués et personnellement je crois que la maïeutique est beaucoup plus compliqué et dépend avant tout de la dynamique de groupe et le type de leadership du formateur.

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houcine Il y a 2 années

Merci, un travail méthodique

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Houcine Merci de votre retour

Laurence Veron-Dor Il y a 2 années

Les résultats donnant tous la réponse « très important” en majorité, sauf à la dernière question, on se demande si les questions ne sont pas trop évidentes (?)
Mais repartir de l’apprenant est en soi utile, donc pas de critique sur l’objectif de l’enquête ! J’ai d’ailleurs lu aussi l’article sur les objectifs pédagogiques qui est très intéressant.
Je suis plus intéressée par les commentaires que vous publiez, qui affinent les résultats. Une analyse poussée des commentaires a-t-elle été publiée ?
Je cherche en effet en tant qu’animatrice multimédia dans un Espace Public Numérique à trouver le meilleur moyen d’évaluation de mes formations et ateliers, afin de les améliorer à l’avenir.
Je me suis lassée des formulaires papier qui apportent toujours les mêmes réponses sans beaucoup de précisions (un peu comme ce que je reproche à votre sondage !) et pratique plutôt des questionnaires oraux mais ceux-ci ont également leurs limites, dans la mesure où il n’y a pas de confidentialité ni d’anonymat. Nous avons de plus certains participants qui ont des difficultés à l’écrit.
Je dois peut-être aussi réfléchir mieux à mes objectifs pédagogiques, ce qui me permettrait de mieux évaluer, mais effectivement, je trouve limité de vérifier des comportements dans un cadre précis.
Comme nous recevons ensuite les gens en accès libre et que certains apprenants reviennent, on s’aperçoit que les notions qui semblaient acquises en fin de cours car ils savaient répéter une suite d’actions, sont encore difficiles pour eux, ou que l’adaptation à un autre exercice ou à un autre logiciel, qu’on croyait quasi-identique, ne se fait pas.

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Laurence Merci pour votre retour. Selon moi, le fait que les items donnent une réponse « très important » prouve la pertinence des sciences de l’éducation, dont les questions posées sont directement issues. C’est la variation du % de réponse « très important » d’une question à l’autre qui nous renseigne sur la hiérarchie donnée par les apprenants aux différents items.
    A propos de votre question, je pense que vous pourriez être intéressée par ce billet : http://www.formation-professionnelle.fr/2011/12/05/que-faire-de-levaluation-de-satisfaction/
    « Se sentir capable de faire » et « Avoir envie de faire »: voici les deux éléments vraiment importants à vérifier en fin de formation.

LM Gaz Il y a 2 années

Une étude des plus constructive, je serais curieux de voir les résultats obtenu sur un nombre de sondés plus important. Vraiment très intéressant cela donne à réfléchir ! Merci beaucoup 🙂

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @LM Gaz Merci de votre retour !

Pia Martin Il y a 2 années

Merci Mathilde. A partager impérativement avec nos consultants externes et entre nous….

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @ Pia Merci, au plaisir d’échanger sur ce beau sujet !

Michaël Normandin Il y a 2 années

Bonjour Mathilde,

Merci pour ce billet, encore une fois de nature à remettre en cause nos pratiques !
Encore plus lorsque notre client principal, l’apprenant, nous livre ses attentes et besoins !
Bravo pour l’initiative de cette étude !
Bien à vous
Michaël

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Michaël Merci et bel été à vous !

Denis Capdeville Il y a 2 années

Merci pour cette étude qui confirme que la bienveillance est le préalable de toute formation. Les meilleurs outils pédagogiques proposés par le meilleur communiquant n’atteindront leurs objectifs que s’ils sont précédés de bienveillance. Cette accueil favorable invitera spontanément chaque participant à s’ouvrir lui aussi. Une magie communicante s’opérera entre le formateur et les participants, qui n’en est pas une puisqu’il s’agit simplement de l’activation des neurones miroirs, et le bénéfice de la formation en sera décuplé.

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Denis Oui, je suis d’accord avec vous, la bienveillance est un mot clé

Sylvie DANGELSER Il y a 2 années

merci pour ce billet qui remet « l »eglise au milieu du village », c’est à dire une approche pédagogique réellement centrée sur l’apprenant, complétée par une vigileance des professionnels à varier les modalités pédagogiques et à s’inscrire dans les évolutions de la façon de travailler des jeunes générations en particulier.

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @ Sylvie Un grand merci pour votre retour, au plaisir d’échanger plus avant sur ce sujet !

Mathilde Bourdat

Mathilde Bourdat Il y a 2 années

Merci de ce retour, Laure 🙂 !

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    Fourmy Il y a 2 années

    Très instructive enquête
    A démultiplier …
    Je suis étonné que la question dd l’apprentissage lorsque j’en ai besoin arrive si loin dans le classement
    Bravo pour cette initiative
    MF

    Mathilde Bourdat

    Mathilde Bourdat Il y a 2 années

    @Michel Merci de ton retour ! Oui, finalement le « quand je veux comme je veux » n’est peut être pas si important qu’on croit. Les apprenants restent sensibles au bénéfice de la prise de recul, du découplage formation/ action. Intéressant à méditer …

Laure C Il y a 2 années

Billet très intéressant !!! Merci Mathilde

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Mathilde Bourdat

Mathilde Bourdat Il y a 2 années

@Jean Merci de votre vigilance ! En fait si les résultats apparaissent dans cet ordre c’est parce que je les ai classés par ordre décroissant de « très important ». Certains commentaires laissaient apparaître le fait que tous les items pouvaient paraître importants, ce qui après tout prouve que les sciences de l’éducation ont vu juste … Mais lorsque l’on demandait aux répondants de ne choisir qu’une seule réponse, c’est bien l’ordre issu des taux de réponse « très important » qui se confirmait.

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Jean Frayssinhes Il y a 2 années

Bonjour,

L’idée du questionnement est intéressante. Toutefois, je constate que les réponses sont toujours croissantes de 1 à 5 (sauf pour la Q6 qui inverse le 4 et le 5).
Cet unanimisme peut indiquer qu’il y a un biais, et que les répondants ont « suivis » leur idée première pour toutes les autres questions. Pour éviter cela, il faut inverser le classement des réponses, ce qui permet d’éviter le biais éventuel,
Bien Cordialement

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