Rapid Learning, « Rapid » en quoi ?

    Par le 23 septembre 2013

    Rapid Learning, micro learning, nano learning… autant de « learning » qui nous font tourner la tête pour comprendre ce que ces termes cachent dans le fond ! Concentrons-nous sur le Rapid Learning. Est-ce que le Rapid Learning signifie qu’on apprend plus rapidement ? Est-ce une manière de produire plus rapide ? Et puis, au fait, quels sont les usages du Rapid Learning ?

    Une optimisation du temps de production

    Le Rapid Learning, version courte de « Rapid e-learning Development », est bien une manière de produire des cours en ligne plus rapidement. Ah, non, mince, ce n’est donc pas une méthode révolutionnaire d’apprentissage rapide ! Nous pouvons en effet dissiper ce premier point de vue où nous allions apprendre plus rapidement grâce au Rapid Learning. Malgré tous les bénéfices apportés, le numérique n’a pas encore trouvé la recette magique d’un temps d’apprentissage individuel raccourci !

    D’accord, mais est-ce que ce sont des formations ou des présentations en ligne ?

    Une production à moindre coût

    Une chose est sûre : le Rapid Learning passe bien par l’utilisation d’un outil (souvent appelé outil auteur), qui permet à quiconque sans compétence particulière en informatique, graphisme ou ingénierie pédagogique multimédia de créer et produire du contenu en ligne, en minimum de temps et donc à moindre coût.

    Si on reprend les basiques et un des éléments fondateurs du Rapid Learning, un expert importe par exemple une présentation PowerPoint dans un outil auteur, ajoute quelques quiz de validation et la convertit en… Rapid Learning ! Dans le meilleur des cas, il obtient sa présentation numérisée avec les animations, les interactions, la police de caractères à l’identique, ses quiz et peut ainsi l’intégrer sur sa plateforme e-learning pour la diffuser au plus grand nombre.

    Avantage indéniable : l’optimisation du temps pour créer du contenu en ligne, le diffuser et permettre de (s’in)former.

    Rapid, sans aucun doute… Learning, cela reste à démontrer selon les objectifs et les usages !

    Et si on peaufine notre module de Rapid Learning ?

    En revanche, on se rend bien vite compte que ce serait bien d’y mettre quelques images, des vidéos, du son (si possible bien enregistré, découpé aux bons moments, avec voix naturelle), et puis enfin ajouter une « pincée » de pédagogie au regard des participants à (in)former, car mince, ce n’est pas très fun, et puis surtout, la conversion d’une formation d’un média à un autre (présentiel vers distanciel et vice-versa) nécessite à minima une remise à plat de l’approche pédagogique.

    D’ailleurs, les fonctionnalités des outils auteurs se sont depuis développées et permettent ainsi de concevoir des modules plus complexes… Reste maintenant à trouver le juste équilibre entre temps passé, pertinence pédagogique et qualité graphique selon les usages et les objectifs pédagogiques pour que cela reste du Rapid Learning !

    Alors, quels usages pour le Rapid Learning ?

    Si on part du principe que l’avantage majeur du Rapid Learning réside dans l’optimisation du temps de production, conservons ce bénéfice pour concevoir des modules de Rapid Learning :

    • D’une durée courte : entre 10 et 20mn. Tiens, on retrouve les notions de micro learning, nano learning…
    • D’une durée de vie généralement courte : si le contenu est amené à évoluer, mais doit être diffusé à grande échelle, avec des connaissances validées et suivies, le Rapid Learning peut être approprié.
    • Avec une capacité de mise à jour facilitée grâce à un outil simple et ergonomique, à la portée de quiconque.
    • Et enfin, où l’on touche principalement le niveau 1 de la taxonomie de Bloom (connaissances).

    Rassurons-nous, le Rapid Learning conserve bien sa place dans la palette de modalités à disposition du pédagogue… encore une fois, objectifs pédagogiques et usage guideront nos choix !

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    Mathilde Bourdat

    Mathilde Il y a 3 années

    Bien d’accord avec toi Patrick : la technologie enrichit notre palette, mais ne règle aucune question pédagogique.

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    Michael Normandin Il y a 3 années

    Bonjour & encore un grand bravo pour cet article!
    J’aime particulièrement la fin : les bons outils, les bonnes modalités au service des bons objectifs !

    Répondre
      Patrick Galiano

      Patrick Galiano Il y a 3 années

      Merci Michael ! A bientôt

    Visouda Luangkhot Il y a 3 années

    Vision intéressante du rapid Learning Patrick !

    Je vous invite à découvrir les cours fast learning de XOS : http://www.xos-learning.fr

    Pourquoi « fast » ? Simplement car leur durée est de 10 minutes chrono.

    L’intérêt ? Proposer des modules pendant lesquels les apprenants sont 100% concentrés, car notre attention en formation chute de près de 80% après 10 minutes de concentration, selon le biologiste moléculaire John J. Medina.

    Les modules sont certes « fast » mais pas « rapid » : ils comprennent de la vidéo, de la synchronisation textuelle et audiovisuelle, des pièges et des quizz de validation des connaissances…

    Venez vite tester l’expérience fast learning de XOS, à ne pas confondre avec le rapid learning !

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      Patrick Galiano

      Patrick Galiano Il y a 3 années

      Merci Visouda pour le partage d’infos. Nous ajouterons donc le « fast » learning à la palette élargie du rapid, micro, nano 🙂